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Photos du 3ème atelier publique de l’ensemble Ulysse

Soirée super avec l’ensemble Ulysse et Pierre Boudreau

En première partie, Pierre Boudreau avec un ‘slam

antoine bustros and pablo seib

Serge Arsenault et Bernard Daigle
Geneviève Liboiron
Jean-Christophe Lizotte
Jean-Christophe Lizotte © 2014
Rana Bose
© 2014 Rana Bose

 

 

 

Serge Arsenault

photos © 2014 máire noonan (except where indicated otherwise)

Fun was had by all! Merci ensemble Ulysse!

3ième atelier publique: La condition humaine – work in progress 3, avec l’ensemble Ulysse

(English below)

Nous avons l’immense plaisir d’annoncer le troisième atelier publique La condition humaine – work in progress 3 avec l’ensemble Ulysse.

La prestation aura lieu dimanche 27 avril, 21h à la Casa del Popolo, 4873 Boul. St-Laurent (coin St-Joseph). Ouverture porte à 20h30/spectacle à 21h.

Le spectacle de musique narrative combine le répertoire de l’ensemble à la prose et aux improvisations du septuor.

Des nouvelles pièces seront créées pour l’occasion. antoine bustros lira la nouvelle Adieu John, qui sera mise en musique par l’ensemble.

En première partie, Pierre Boudreau présentera du Slam d’humour et de réflexions sagaces.

10$ (5$)

***

We are happy to announce the third open atelier, La Condition Humaine – work in progress 3 with the Ensemble Ulysse.

When: Sunday, 27 April, 9 p.m. (Door opens at 8h30.)

Where: Casa del Popolo, 4873 Boul. St-Laurent (south of St-Joseph). (N.b. the venue is at the back of the bar.)

What: Ensemble Ulysse will play a repertoire of its classics and some new pieces straight out of the composer’s (i.e. Antoine Bustros’) oven. The music, often of a narrative nature, varies in genre and travels from jazz moods to Nino Rota-esque airs via neo-baroque playfulness. Antoine Bustros will lace the show with a bit of sassy prose (his short story “Adieu John”) to which the ensemble provides structured improvisations. The whole event will be conducted with Bustros’ usual ludic buoyancy and if all goes well will catapult you out of the post-winter woes straight into Spring madness.

The event starts off with a slam performance poetry created and delivered by the talented Pierre Boudreau.

Why: Because Spring.

How much: Regular $10, reduced $5 (student, un(der)employed, starving artist)

Hope to see many of you!

Atelier ouvert de musique nouvelle, d’improvisations, et de texte mise en musique avec l’ensemble Ulysse

Deuxième atelier ouvert de musique nouvelle, d’improvisations, et de texte mise en musique avec l‘ensemble Ulysse.
Mercredi le 27 novembre à 20h30 (portes). Le spectacle commence à 21h. À la Casa del Popolo, 4873 boul. St-Laurent, Montreal.

Second public atelier of new music, improvisations, and musical prose with the Ensemble Ulysse.
Wednesday 27 November. Doors open at 8h30 pm, the show starts at 9 p.m. At La Casa del Popolo, 4873 boul. St-Laurent, Montreal.

Spectacle-atelier de l’ENSEMBLE ULYSSE: lundi 29 juillet 20:30h, Casa del Popolo

(français ci-dessous)
Ensemble Ulysse will be performing a public atelier comprising new material as well as pieces from its new chamber music repertoire. The show will also include a reading of an unpublished short story, which will be scored live. Monday July 29 at 8:30 pm at Casa del Popolo, 4873 Boul. St-Laurent


L’ensemble Ulysse donnera un atelier publique comprenant des créations et des pièces de son répertoire de nouvelle musique de chambre, ainsi que la lecture d’une nouvelle inédite mise en musique.
Lundi 29 juillet à 20:30, à la Casa del Popolo, 4873 Boul. St-Laurent

Gianicolo

antoine bustros

Les ombres des chauves-souris sillonnent l’espace éclairé. Elles précédent le champ arborescent qui sépare de la vue en plongée sur Rome. Ces petits monstres volants se distinguent par leur vol spastique et leurs zigzags aériens, comme des hirondelles bourrées d’amphétamine. Sans répit, elles chassent les moustiques à leur heure de sortie et se les envoient à la pelle. Combien d’insectes doivent-elles avaler pour se repaître? 50, 100, 10? Toutes celles qu’elles ratent dans leur course effrénée semblent me talonner, tournoyer autour de mes jambes et me torturer les mollets qui pendent de la balustrade en oscillant et en battant l’un contre l’autre dans un clappement sourd, peut-être comme feraient les cloches de San Pietro galbées d’épais caoutchouc congolais. Au début du deuxième siècle de notre ère, Hadrien évitait Rome à cause des moustiques. Ce soir, le ciel exprime des teintes crépusculaires qui rappellent les variantes surréelles des tableaux de Magritte. J’arrive déjà au fond de ma Franziskaner en levant les yeux sur Garibaldi triomphant sur les hanches gonflées de son cheval. Deux femmes se bécotent discrètement, exultant au rythme des flashs successifs d’autoportraits numériques qu’elles multiplient. Puis elles contemplent leur image et glapissent comme des poules. Je partage leur joie à distance en les regardant avec un plaisir inexpliqué. Peut-être éprouvant une vague solidarité pour leur état minoritaire et opprimé; comme j’éprouve de la sympathie pour les sans-papiers nigérians ou les bonnes philippines, ou les Sri Lanquais revendeurs de babioles, les sans papiers, les déracinés dont la ville se gorge et fourmille. Malgré le crépuscule qui soustrait ces dernières lueurs, des voitures s’arrêtent, parfois des taxis. En émergent des touristes plutôt vieux qui se ruent vers les remparts, les yeux rivés sur les formes évanescentes de la ville, pointant en direction des clignotements et en nommant le Colisée, le Panthéon ou la piazza Venezia qui continuent de trôner dans la pénombre. Au bout de quelques instants, ils retournent au conducteur qui les attend pour attraper la réservation qu’ils auront faite dans un restaurant recommandé par leur guide. Un homme seul approche. Après avoir regardé longuement les lumières lointaines du soir naissant, finit par se hisser sur la rampe et comme moi, heureux mais seul, balance ses pieds croisés suspendus dans le vide, en attendant de décider ce qu’il fera de sa soirée.